L’énergie créative des contraintes

Vous connaissez l’histoire du Mouton philosophe ? ou celle de L’abeille qui veut passer son permis pour conduire des bus ? ou celle du Monsieur qui ne supporte pas les chaussures et qui veut voyager ? ou encore celle de la fée qu’on ne comprend pas parce qu’elle ne parle que « fée » ?

Toutes ces histoires n’auraient pas existé sans de fortes contraintes.

Mon père, architecte, m’a souvent dit que c’est extrêmement dur d’avoir la liberté totale pour un projet architectural. C’est à partir des contraintes que l’on peut produire quelque chose. C’est la composition avec les contraintes qui révèle la réelle maîtrise et qui produit une oeuvre d’art.

Il me donnait notamment l’exemple du concorde pour lequel il y avait d’énormes contraintes techniques et qui peut être considéré comme une réelle oeuvre d’art.

En fait les contraintes délimitent le périmètre à l’intérieur desquelles la liberté est totale. C’est une liberté focalisé, guidée.

Dans le cas de nos histoires farfelues, la contrainte était 9 dés avec des images sur chacune de leurs 6 faces. C’est un super catalyseur à imagination. Le hasard fait que l’on se retrouve à devoir inventer une histoire à partir de 9 images dans un certain ordre. 6 puissance 9 histoires fois le nombre de choses qu’une image évoque pour vous, multiplié par le nombre de personnes qui participent à raconter l’histoire. Ça en fait des possibilités d’histoires!

Et l’on se rend compte que, même si le démarrage est parfois laborieux, une fois commencé, l’énergie créatirice semble venir des contraintes elles-mêmes. Presque comme si les contraintes contenaient déjà l’essence de l’œuvre.

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