Un dimanche il y a quelques semaines. L’après-midi déjà bien entamé. Quelques tâches administratives à faire encore avant la fin du week-end ; e-banking, classement, mails, … Et étrangement, pas trop envie de m’y mettre.
Envie plutôt de créer quelque chose, de retrouver des sensations.
Avec une jolie scène en tête que je voulais mettre sur papier depuis que ma fille me l’avait fait vivre, mi-janvier. Je ressors mon matériel de peinture ; bloc de papier épais et granuleux, crayon, boîte d’aquarelles, pinceaux, papier brouillon. Avec ça, plutôt qu’un stylo et pour apporter encore plus de sensations, je ressors aussi l’encre de chine et la plume. Ça, ça faisait des années que je n’y avais pas touché et l’encre n’avait rien perdu de la profondeur de son noir. J’avais même l’impression que ce liquide avait épaissi. Une fois appliqué, impossible d’en retirer une molécule de pigment, même en frottant fort avec la gomme. Sur le papier, en y regardant de près, l’encre avait du volume. Fascinant! Pas le genre de choses qu’on expérimente avec le dessin vectoriel ou bitmap sur l’ordi.
Pour ajouter à l’ambiance il fallait une bande originale à la hauteur et comme j’avais des chansons de Claude François qui me passaient dans la tête depuis plusieurs jours, eh bien… Alexandrie – Alexandra – hahhh! Etrange parfois ce qu’il faut pour soutenir le processus créatif. Eh oui, ne pas se prendre au sérieux et aller un peu vers l’absurde, ça libère des canaux dans l’esprit.


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